Vous êtes une entreprise française qui développe une activité commerciale en Espagne · distribution, franchise, partenariat, vente en ligne. Vos contrats doivent intégrer les dispositions impératives du droit espagnol, pas seulement être traduits.
Vous êtes une entreprise espagnole qui s'implante en France ou noue des relations commerciales avec des partenaires français · nous vous accompagnons dans la structuration contractuelle adaptée au droit et aux usages du marché français.
France · Espagne : les différences que votre contrat doit anticiper
Les droits français et espagnol partagent un socle européen commun. Mais sur des points structurants · protection du distributeur, statut de l'agent commercial, rupture d'une relation d'affaires · ils divergent significativement. Ces différences ne se voient pas à la lecture d'un contrat traduit. Elles apparaissent au moment d'un litige.
La rupture de relations commerciales : une asymétrie franco-espagnole. En droit français, rompre brutalement une relation commerciale établie · même sans contrat écrit, même sans faute · expose l'auteur de la rupture à des dommages et intérêts. Le Code de commerce impose un préavis proportionnel à la durée de la relation. C'est une règle d'ordre public : elle s'applique même si les parties ont choisi une autre loi dans leur contrat. En droit espagnol, il n'existe pas d'équivalent direct : la rupture d'une relation commerciale est en principe libre, sauf stipulation contractuelle contraire ou abus de droit caractérisé. Ce que cela signifie pour vous : une entreprise française qui rompt une relation avec un distributeur espagnol sans préavis suffisant peut engager sa responsabilité en France si la relation avait un ancrage français. À l'inverse, une entreprise espagnole qui s'implante en France doit intégrer cette règle dans sa stratégie commerciale · elle ne la connaît pas nécessairement.
L'agent commercial : un statut protégé des deux côtés, mais différemment. En France comme en Espagne, l'agent commercial bénéficie d'une protection légale renforcée à la fin du contrat : indemnité de clientèle, préavis légaux. Mais les modalités de calcul, les conditions d'exclusion et les délais diffèrent entre les deux droits. Ce que cela signifie pour vous : si vous recrutez un agent commercial en Espagne pour développer votre réseau, le contrat doit être rédigé en intégrant le droit espagnol applicable · et anticiper le coût d'une éventuelle rupture. Une clause rédigée en droit français sera inopposable sur certains points.
Les délais de paiement : une règle impérative en Espagne. En Espagne, la loi contre le retard de paiement dans les transactions commerciales fixe un délai maximum de 60 jours, qui ne peut pas être écarté par contrat entre professionnels. Les pénalités de retard sont automatiques. En France, la règle est similaire dans son principe mais différente dans ses modalités et son application sectorielle. Ce que cela signifie pour vous : une clause de paiement à 90 jours insérée dans un contrat soumis au droit espagnol est nulle de plein droit. Ce type d'erreur est fréquent dans les contrats rédigés sans vérification du droit local.
Les contrats sur lesquels nous intervenons
Droit applicable, juridiction, arbitrage : des choix qui se font à la rédaction
Dans un contrat international, le silence sur la loi applicable ou la juridiction compétente n'est jamais neutre. Il crée de l'incertitude · et donc du risque. Nous conseillons nos clients sur trois points : le choix de la loi applicable au contrat (règlement Rome I), la désignation d'une juridiction compétente, et l'opportunité d'une clause d'arbitrage · notamment dans les secteurs où confidentialité et rapidité de résolution sont prioritaires. Ces choix dépendent de la nature du contrat, du secteur, et du rapport de force entre les parties. Il n'y a pas de réponse standard · mais il y a des erreurs fréquentes que nous connaissons bien.
Des secteurs variés, une même rigueur contractuelle
Nous intervenons pour des entreprises françaises et espagnoles dans des secteurs aussi différents que la distribution, la technologie, l'industrie ou les services. Ce que ces dossiers ont en commun : des relations commerciales qui traversent la frontière, des contrats qui doivent fonctionner dans deux systèmes juridiques, et des enjeux économiques concrets si quelque chose se passe mal.
La connaissance du secteur fait partie du travail. Comprendre les usages commerciaux, les cycles économiques et les pratiques de place nous permet de rédiger des contrats qui tiennent · pas seulement des contrats qui se lisent bien.
